Khien-Cielo

Por Gonzalo Ma. Vélez

para Khien-Cielo, 2003

El Cielo, entendido como un paraíso de armonía, tranquilidad y amor, no es un lugar que pueda encontrarse en la geografía de la materia. Virginia Chévez lo intuye, y a partir de su sensibilidad, que sabe de cimas y de abismos, emprende en su pintura más reciente una travesía introspectiva en busca de este lugar sin sitio. Camino arduo, riesgoso, pues las formas se han diluido y sólo quedan sensaciones puras de un sitio primigenio en donde se cocina el cosmos, y donde la razón primordial de esta búsqueda, un anhelo de luz, podría confundirse fácilmente con los polos en pugna dentro de los paisajes ante sus (nuestros) ojos, y en consecuencia perder el equilibrio. Pero la fortaleza y la claridad de la artista predominan, y sus cuadros, que son la documentación de este viaje interior, hacen evidentes las sutiles maneras en que ha sido capaz de capturar, en una sola superficie y con tonalidades sobrias, a la vez la luz y la sombra, el frío y el calor, elementos que parecen girar sobre sí mismos comunicándole tensiones y perspectiva cromática a cada composición.

    En el interior de cada uno de nosotros habita ese ser prístino anterior a las palabras que es el espíritu, cuya descripción es sólo posible por medio de poesía y de imágenes visuales o auditivas; en él confluyen fuerzas y pulsiones, contradicciones y certezas, conciencia y sueños, como en una tormenta de energías que nos hace ser lo que somos. El viaje pictórico de Virginia, efectuado a través de pacientes cavilaciones, con una casi amorosa aplicación del óleo sobre el lienzo, concluye con una visión poética: el Cielo interior es algo posible, y su clave es la templanza, la luz que es capaz de serenar las energías internas, de traer paz al espíritu. Paulatinamente las tensiones de los cuadros se atemperan, las zonas luminosas ganan terreno, prevalecen. Es como si estos cielos por dentro se manifestaran bajo la forma de una noche de luz que cayera poco a poco en los paisajes interiores de la exposición que ahora celebramos.


Les cieux intérieurs

Par Gonzalo Ma. Vélez

pour Khien-Cielo, 2003

Le ciel, admis comme un paradis d´harmonie, de tranquillité et d‘amour, n’est pasun endroit qui peut se trouver dans la géographie de la matière. Virginia Chevez l’entrevoit et, partant de sa sensibilité, qui connâit des cimes et des abîmes, elle entreprend dans ses oeuvres les plus récentes, un voyage introspectif à la recherche de ce lieu non situé. Chemin ardu, à risques, car les formes se sont diluées et seules restent les sensations pures d’un endroit primitif où se concocte le cosmos et où la raison primordiale de cette recherche, un désir de lumière, pourrait se confondre facilement avec les pôles en oppositions dans les paysages à ses (nos) yeux et en conséquence, perdre l’equilibre. Mais la force et la clairvoyance de l’artiste prédomine et ses tableaux qui sont la documentation de ce voyage intérieur, front que soient évidentes les manièrs subtiles par lesquelles elle a été capable de apturer en une seule superficie, avec des tonalités sobres, avec de temps en temps la lumière et l’ombre, le froid et la chaleur, des éléments qui semblent tourner sur eux-même en communiquant des tensions et une perspective chromatique à chaque composition.

    A l’intérieur de chacun de nous, existe cet être originel antérieur à la parole qui est l’esprit et dont la description n’est possible qu’à travers la poésie et les images visuelles ou auditives; là se rejoignent des forces et des pulsions, des contradictions et des certitudes, de la conscience et du rêve, comme dans une tempête d’energie qui nous fait être ce que nous sommes. Le voyage pictural de Virginia, effectué à travers de patientes cogitation, avec une application presque amoureuse de l´huile sur la toile, s’achève avec une vision poétique: le Ciel intérieur est chose possible, la clé en est l’harmonie, la lumière capable d’apaiser les énergies intérieures et d’apporter la paix à l’esprit. Peu à peu les tensions des tableaux se tempèrent, les zones lumineuses gagnent du terrain et dominent. C’est comme si ces cieux, au-dedans, se manifesteraient sous la forme d’une nuit qui tomberait peu à peu dans les paysages intérieurs de cette exposition que nous célébrons actuellement.